Les experts nous disent que la forte participation à l'élection présidentielle a montré la vitalité de la démocratie française. Il est permis d'en douter. Quand des citoyens inquiets ont si peu l'occasion d'exprimer leurs inquiétudes, il va de soi qu'ils se rendent aux urnes. Le président Sarkozy sera incapable de faire des réformes en profondeur s'il s'en tient à des institutions archaïques. La France n'est pas assez démocratique, c'est la raison de son blocage.
L'expérience montre que les pays dotés d'une démocratie forte sont plus aptes à se moderniser. Qui prend les citoyens au sérieux, réveille leur sens de la réalité et de la responsabilité, ce qui les dispose à accepter le changement.

Roger De Weck éditorialiste à Berlin et président de HEI à Genève. Ancien directeur de DIE ZEIT

La Bretagne doit trouver les moyens de réformer ses institutions si elle ne veut pas être contrainte de suivre le très mauvais exemple français.